Présidence Italienne 2013-2014

Texte rédigé par la Présidence italienne de la Convention alpine (2013-2014)

La présidence de la Convention Alpine a été assurée par l’Italie pour la période 2013 – 2014 et a été mise en œuvre par le Ministère de l’environnement et de la protection du territoire et de la mer, en accord avec les collectivités territoriales alpines. Le ministre Gianluca Galletti a présidé la XIIIe Conférence Alpine.

Programme de la Présidence italienne et Calendrier des activités

Activités de la Présidence Italienne de la Convention alpine  

Note-informative de la XIIIe Conférence alpine

"Il Crinale" - Actualités de la Présidence (en anglais)

Plus d'informations sont disponibles en anglais et en italien.


Éditorial

Barbara Degani 
Sous-secrétaire d’État-Ministère de l’Environnement et de la Protection du Territoire et de la Mer

L’héritage de la XIIIe Conférence alpine de Turin : engagement du Ministère de l’Environnement pour la protection et le développement durable de l’arc alpin. 

Le 21 novembre dernier j’ai eu l’honneur de présider la XIIIe Conférence alpine à Turin. Cette rencontre au sommet réunissant les représentants des Parties contractantes de la Convention alpine est une occasion de synthèse politique et de réflexion sur le travail réalisé récemment par les huit Délégations alpines et le Secrétariat alpine permanent, les Observateurs, les Collectivités locales et les institutions de recherche scientifique, le tout sous la coordination du Ministère de l’Environnement, qui a exercé la présidence de la Convention au cours des années 2013 et 2014. Plus de 20 ans après son adoption, la Convention alpine a conservé intacte sa vocation d’instrument majeur pour la coopération transfrontalière entre les pays alpins. À Turin, nous avons voulu réaffirmer et relancer ce rôle, en soulignant la nécessité de capitaliser les expériences de la Convention pour définir de nouveaux instruments internationaux de gestion durable du territoire alpin, au premier chef la Stratégie Macro-régionale de l’UE pour la Région alpine (SUERA). 

La XIIIe Conférence alpine a approuvé une Décision soutenant le processus de définition de la Stratégie SUERA, dans laquelle elle réaffirme la volonté de la Convention alpine de continuer à jouer un rôle majeur dans l’élaboration et la mise en œuvre de la Stratégie et de ses trois Piliers (en particulier le troisième, consacré à l’utilisation durable de l’énergie et des ressources naturelles). La Conférence a en outre souligné que les actions engagées dans le cadre de la SUERA devront apporter des bénéfices communs aux territoires de montagne et aux régions environnantes, en tenant compte des rapports fonctionnels qui les unissent. 

Les principales décisions abordées par la XIIIe Conférence alpine vont dans la direction de la croissance intelligente, durable et inclusive ébauchée par la Stratégie « Europa 2020 » et reprise par les trois piliers de la SUERA. Permettez-moi de rappeler brièvement l’approbation des Lignes directrices pour l’adaptation locale aux changements climatiques, qui visent à appliquer le Plan d’action pour le climat de la Convention alpine en fournissant aux décideurs régionaux et locaux des informations permettant d’impulser des mesures d’adaptation et de développer des normes pour l’aménagement territorial. En concertation avec la Convention des Carpates, une position commune a été élaborée sur le « Changement climatique ». Approuvée par la XIIIe Conférence alpine, elle sera officiellement présentée au mois de décembre prochain à Lima, dans le cadre de la 20ème Conférence des Parties de la CCNUCC. 

À Turin, nous avons réaffirmé notre engagement pour la protection de l’écosystème alpin en approuvant une Déclaration sur la valeur des forêts alpines, qui invite Les Parties contractantes à tenir compte, dans la définition des mesures et politiques nationales, d’une série de recommandations améliorant la connaissance des services écosystémiques fournis par les forêts alpines, afin de reconnaître leur valeur pour l’environnement et les populations alpines. 

Une place importante a été réservée aux échanges sur les thèmes abordés par la Déclaration Population et culture de la Convention alpine, afin de valoriser la culture et les traditions alpines et de soutenir les populations habitant en montagne. En ce sens, le 5° Rapport sur l’état des Alpes élaboré sous la Présidence italienne et approuvé à Turin fournit une photographie actualisée et détaillée des dynamiques démographiques en cours dans le territoire alpin, en proposant des pistes de réflexion intéressantes pour définir des mesurées axées sur le développement socio-économique des populations alpines. Au vu des données et des analyses proposées par le 5° RSA, ainsi que de la contribution apportée par deux analyses (« Un agenda digital pour la région alpine » et « Tourisme dans les Alpes : gouverner la durabilité ») préparées sous la Présidence italienne, la XIIIe Conférence alpine a reconnu l’importance de combler le « fossé numérique » dans la région alpine et de garantir les services digitaux nécessaires aux particuliers et aux entreprises. De plus, il a été décidé d’instituer un Groupe de travail ad hoc consacré au tourisme durable, afin de valoriser les potentiels du tourisme alpin, dont il convient de garantir la viabilité économique, environnementale et sociale, car il constitue un facteur décisif pour le bien-être de la population locale et l’attractivité des Alpes. 

Enfin, permettez-moi de rappeler l’engagement de la Convention alpine pour l’EXPO 2015, l’Exposition universelle de Milan, qui aura les Alpes comme cadre naturel. À Turin, nous nous sommes engagés pour la réalisation d’une « Semaine de la montagne » : du 4 au 11 juin, à travers un parcours thématique qui se déroulera à l’intérieur et à l’extérieur des Pavillons, notamment des pays alpins, cette manifestation présentera au grand public les meilleures traditions et cultures agroalimentaires des territoires montagnards.

À la fin de notre mandat, l’Italie passera le relais de la Présidence de la Convention alpine à l’Allemagne. Dans le droit fil de ce qui a été réalisé jusqu’à ce jour, le programme de travail [Link] prévu par l’Allemagne sera axé sur l’ « économie verte » et la biodiversité. Je suis convaincue que notre engagement continuera de renforcer le travail de la Convention dans le sens d’un avenir durable et d’un développement intelligent des Alpes. 

Francesco La Camera  
Le Directeur général par interim 

Présidence italienne : vers la XIIIe Conférence alpine de Turin 

Cette année, pour la deuxième fois en 20 ans, la Conférence des Ministres des Parties contractantes de la Convention alpine sera présidée par le Ministre de l’Environnement italien. La Conférence se tient tous les deux ans. L’Italie a reçu le mandat de présider la Convention alpine 2013-2014 lors de la Conférence alpine de Poschiavo (7 septembre 2012), sous la présidence suisse. En novembre prochain, la Présidence italienne passera le relais à l’Allemagne. 

Au cours de ces 18 derniers mois, le Programme de la Présidence italienne a été caractérisé par un large consensus avec les collectivités territoriales alpines, non seulement les Régions et les Provinces autonomes, mais aussi les centres d’excellence et les associations emblématiques de l’histoire et de la culture alpines. Cette coopération a été concrétisée par un Protocole d’accord ad hoc signé à Rome le 15 novembre 2012. Le fil rouge du Programme et de l’action de la Convention alpine se fonde sur le développement socio-économique écocompatible des populations alpines. De par leur présence sur le territoire, elles contribuent à assurer la continuité des services offerts par les écosystèmes alpins, services qui bénéficient aussi aux régions de piémont, de plaine et aux agglomérations urbaines périalpines. 

Parmi les principales actions mises en œuvre au cours de ces deux dernières années, signalons le soutien apporté par la Convention à la définition d’une Stratégie macro-régionale de l’Union européenne pour la Région alpine ; cet instrument communautaire peut offrir de nouvelles opportunités d’actions communes en faveur de développement de l’ensemble de la région alpine. Signalons également la contribution des Alpes aux thèmes de l’EXPO 2015 : la Convention a prévu d’organiser une Semaine alpine, qui sera émaillée d’évènements ad hoc dans les pavillons des pays alpins et des massifs montagneux partenaires de la Convention. Seront également présentés à Turin les résultats des activités des groupes d’experts désignés par les Parties contractantes pour mettre en œuvre les mandats et les Protocoles de la Convention, en particulier au sujet des aspects suivants : 

  • Changements démographiques : la rédaction du Cinquième Rapport sur l’état des Alpes a été entamée en étroite collaboration avec l’ISTAT. Le rapport présentera les dernières données et analyses concernant les dynamiques démographiques de la montagne et les forces qui les génèrent ;
  • Lignes directrices sur l’adaptation aux changements climatiques dans les Alpes. Elles ont trait notamment à la gestion des bassins hydrologiques et des risques naturels (avalanches et inondations n particulier), qui se répercutent sur les plaines et les villes en aval ;
  • Promotion de la valeur des forêts de montagne et de leur rôle dans la préservation de l’écosystème alpin (par exemple à travers l’absorption du carbone émis par les villes ou les activités agricoles et industrielles).

Rappelons enfin le travail des deux Task-forces instituées par la Présidence italienne pour valoriser et analyser deux sujets d’extrême actualité : le tourisme durable dans les Alpes (analyse complète des indicateurs et des opportunités du secteur), et Agenda numérique alpin (réduction de la fracture numérique dans les régions de montagne). 

La Présidence italienne de la Convention alpine prendra fin lors de la XIIIe Conférence alpine, qui se tendra à Turin dans le beau Musée national de la Montagne. Durant les prochains mois, avec le concours des autres Parties contractantes, nous nous attellerons à la mise au point des résultats attendus. Le semestre de Présidence italienne du Conseil de l’Union européenne offrira sans conteste une opportunité en ce sens. 

Marco Flavio Cirillo 
Présidence tournante de la Conférence alpine 
 
Lors de la XIIe Conférence alpine de Poschiavo le 7 septembre 2012, l’Italie a pris la Présidence de la Convention alpine pour les années 2013-2014. La Convention alpine réunit les régions alpines d’Italie, d’Autriche, d’Allemagne, de France, de Suisse, de Slovénie, du Liechtenstein et de la Principauté de Monaco. Nous souhaitons saisir pleinement l’opportunité offerte par la Présidence italienne pour définir une stratégie pour la montagne alliant protection de l’environnement, développement durable et sécurisation du territoire. 
 
Lors de la signature de ce Traité international il y a plus de vingt ans, les États de l’arc alpin ont mis en place pour la première fois dans l’histoire du droit international un instrument juridique axé sur la promotion du développement durable d’un territoire de montagne transfrontalier. Ils étaient mus par la conviction que les Alpes constituent l’un des espaces de vie les plus importants d’Europe, non seulement du point de vue socio-économique, historique et culturel, mais aussi par les liens intrinsèques qui unissent ces variables avec la qualité, la beauté et la richesse des écosystèmes alpins.  
 
En effet, les multiples services assurés par les écosystèmes alpins sur le plan environnemental, social et économique revêtent une importance considérable non seulement pour le bien-être et la qualité de la vie des habitants de cette région, mais aussi pour les populations d’une vaste portion de territoire européen. En ce sens, les Alpes constituent un « ciment » entre ces populations qui apportent leur contribution au bien commun, et doivent continuer de le faire. 
 
Préserver et renforcer les structures qui fondent ce rapport symbiotique : tes est le principal objectif auquel la Présidence italienne de la Convention alpine s’est attelée en 2013-2014, dans le respect du principe de subsidiarité avec les Régions, les Provinces autonomes et les collectivités du territoire alpin italien. Ces dernières ont épaulé le Ministère de l’Environnement et de la Protection du territoire et de la Mer dans la mise en œuvre de ce Programme partagé
 
Notre objectif principal vise à promouvoir des relations vertueuses entre la protection de la biodiversité et des écosystèmes alpins d’une part, et la promotion d’une économie verte fondée sur le patrimoine naturel, culturel et socio-économique des montagnes d’autre part. Pour parvenir à cet objectif, il importe d’utiliser les instruments techniques et juridiques dont la Convention alpine dispose dans ses divers domaines de compétences. 
 
En effet, comme en témoignent les résultats de Rio+20, une économie verte réunissant de telles caractéristiques pourra constituer le moteur du développement de toute la région alpine en encourageant une croissance durable, intelligente et inclusive. Il est donc essentiel aujourd’hui de consacrer nos efforts et les ressources disponibles à la mise en œuvre des objectifs européens définis par l’Agenda de Lisbonne d’ici 2020. 
 
Dans cet esprit, la Présidence italienne s’est attelée résolument à la réalisation de deux thématiques transversales. En premier lieu, la Convention alpine contribue activement à la promotion de la candidature de la Région alpine pour une Stratégie macro-régionale de l’Union européenne, instrument communautaire prévu par le Traité de Lisbonne pour encourager la coopération territoriale et la cohésion dans les régions confrontées à des opportunités et des défis communs. En second lieu, les thèmes de l’EXPO 2015 « Feeding the Planet, Energy for life – Nourrir la planète, l’énergie pour la vie » nous offrent l’occasion unique de montrer au monde entier la contribution que la montagne peut apporter à la réalisation de l’économie verte : en effet, la montagne allie des méthodes, des techniques et des règles de production alimentaire d’excellente qualité avec la prise en compte de la nécessité de faire des économies d’énergie, d’assurer les performances et l’approvisionnement énergétiques et de protéger les ressources naturelles. 
 
La Présidence italienne de la Convention alpine intensifie les efforts afin que ces opportunités redonnent un élan à l’attractivité du territoire alpin, gardien d’un patrimoine naturel, culturel et socio-économique qui doit être défendu au regard des défis actuel, notamment les changements climatiques et démographiques.

Corrado Clini
Ministre de l'environnement, de la protection du territoire et de la mer

En cette année 2013, l’Italie retrouve la présidence de la Convention alpine. La première Présidence italienne (2001-2002) remonte à un peu plus de dix ans. Ces deux années prospères et fécondes ont abouti à l’institution du Secrétariat permanent, doté d’un siège à Innsbruck et d’une antenne à Bolzano, lors de la Conférence alpine de Merano en 2002. Elles ont également débouché sur la création du site Internet de la Convention alpine. Comme d’autres résultats majeurs de l’époque, ces instruments ont été le gage d’avancées significatives dans le fonctionnement et la mise en œuvre de la Convention alpine. 

Dix ans plus tard, le contexte dans lequel l’Italie prend la Présidence de la Convention alpine est sensiblement différent. La crise économique et financière impose aux États de nouvelles priorités. Néanmoins, je suis convaincu que, malgré la conjoncture difficile, ces deux années seront tout aussi fécondes. Dans cet esprit, la Présidence italienne entend assumer pleinement son rôle directeur et contribuer aux efforts conjoints pour atteindre les objectifs de la Convention et de ses Protocoles, des objectifs essentiels au développement durable du territoire alpin. 

La ratification récente des Protocoles de la Convention alpine par le Parlement italien est un point de départ encourageant pour notre travail, qui s’attachera à développer la sauvegarde de la biodiversité d’une part, et la création d’infrastructures vertes apportant croissance et emploi d’autre part. 

Lors de la XIIe Conférence alpine de Poschiavo, nous avons institué la Plate-forme « Énergie » et le Groupe de travail « Forêts de montagne ». Ces instances permettront d’approfondir les études et de renforcer l’engagement des pays alpins en faveur d’une mise en œuvre plus concrète des Protocoles. La Plate-forme Énergie veillera d’une manière générale à optimiser l’utilisation des énergies renouvelables. Je souhaite en particulier qu’elle s’attelle à la « nouvelle hydro-électricité » et à l’expérimentation du marché régional libre de l’énergie au niveau alpin. Quant au Groupe de travail « Forêts de montagne », il sondera la contribution potentielle du territoire alpin à l’objectif global de réduction des émissions de CO2, notamment en sa qualité de puits de carbone. Ces deux nouveaux groupes œuvreront en synergie mutuelle et en collaboration avec les autres groupes et plates-formes, en vue de contribuer à l’affirmation d’une économie verte, moteur du développement, dans l’esprit de Rio+20. 

Par ailleurs, je suis heureux de vous annoncer qu’aux cours de ces deux années de Présidence, les collectivités territoriales des Alpes italiennes seront directement impliquées. Le Ministère de l’Environnement a travaillé avec les collectivités régionales et locales, avec des institutions de recherche de premier plan et des associations pour définir le programme de la Présidence. À cette fin, un accord a été conclu à Rome le 15 novembre 2012, qui crée une instance de coordination ad hoc. J’espère que cette nouvelle collaboration entre les instances compétentes du territoire alpin italien aura valeur d’exemple, et qu’elle préludera à une coordination plus large, plus efficace et plus performante entre les Alpes et le reste de l’Europe. 

Les populations alpines vivent une situation particulièrement difficile en raison des changements climatiques. Au regard du rôle qu’elles jouent dans la conservation de l’environnement stratégique que sont les Alpes, j’estime qu’elles méritent notre reconnaissance, nos efforts et notre soutien pour améliorer leur bien-être et leur qualité de vie.

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