25 ans d’action commune pour protéger la biodiversité alpine

En 1995, quatre ans seulement après la signature de la Convention alpine, le Réseau Alpin des Espaces Protégés (ALPARC) a été créé à l’initiative de l’État français pour mettre en œuvre la Convention alpine sur le terrain.

D’abord hébergé par le parc national des Écrins au cœur des Alpes françaises, puis intégré pendant six ans en tant que « Task Force Espaces Protégés » au sein du Secrétariat permanent de la Convention alpine, ALPARC est devenu une association indépendante en 2013. Depuis un quart de siècle, parcs nationaux, parcs régionaux, réserves naturelles et réserves de biosphère unissent leurs forces sous l’égide d’ALPARC pour échanger des bonnes pratiques, harmoniser les méthodes d’observation, mener des campagnes de sensibilisation et bien d’autres actions concrètes.

Les espaces protégés sont chargés de gérer certaines des zones naturelles les plus précieuses au cœur de l’Europe. En tant qu’entités principalement publiques, ils sont dans une position unique pour réaliser des observations à long terme essentielles à la recherche scientifique, ainsi que pour coopérer avec les acteurs économiques sur leur territoire. Cependant, même s’il existe près de 1000 espaces protégés dans les Alpes, couvrant plus de 28 % de la superficie au sein du périmètre de la Convention alpine, ces espaces varient dans le niveau de protection qu’ils offrent. De plus, ils ne bénéficient pas tous de ressources en personnel allouées. En pratique, seul 10 % environ de la zone alpine est fortement protégée (catégories I ou II de l’UICN) et l’accent est mis sur les hautes altitudes – où les conflits d’utilisation des terres sont moins nombreux, mais où les niveaux de biodiversité ne sont pas les plus élevés.

Dans l’ensemble, les espaces protégés sont trop petits pour protéger la biodiversité alpine à eux seuls et risquent d’être isolés les uns des autres et des autres zones de montagne européennes par les vallées et les agglomérations largement développées au pied des Alpes. C’est pourquoi l’un des principaux axes de travail d’ALPARC depuis sa création est la mise en œuvre de l’article 12 du Protocole sur la protection de la nature et l’entretien des paysages à savoir l’établissement d’un réseau écologique à travers les Alpes, dont les membres d’ALPARC constituent la charpente.   

Du 16 au 18 septembre, les membres et soutiens d’ALPARC ont célébré le 25e anniversaire de l’organisation lors d’un événement de fin d’été combinant séminaires techniques et excursions dans le berceau du réseau, au Monêtier-les-Bains, en France, dans le Parc national des Écrins. Félicitant les participants, la secrétaire générale Alenka Smerkolj les a remerciés pour le rôle actif d’ALPARC en tant qu’Observateur de la Convention alpine et a noté : « Le facteur humain, les interactions personnelles entre des personnes engagées vers les mêmes objectifs sont aussi une raison de se réjouir. Dès le début, les gestionnaires et le personnel des parcs se sont approprié le réseau des espaces protégés avec enthousiasme. Nous pouvons en être fières et fiers et l’entretenir dans les décennies à venir ! »

 

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